Il y a eu du mieux pour les casinos terrestres français en 2015

Cela faisait des années que les casinos en dur tricolores vivaient dans la douleur et la peur de devoir mettre la clef sous la porte. Depuis 2008, leur activité était en net repli avec un produit brut des jeux qui ne cessait de dégringoler. Or, pour la première fois en sept ans, ce dernier affiche un excédent de 3% par rapport à 2014. Peut-on parler de guérison pour les casinos terrestres en France ?

Après avoir broyés du noir, retour dans le vert !

Les casinos français semblent enfin se reprendre après sept années d’exercice fiscal très pénibles. Alors que depuis 2008 le produit brut des jeux n’avait de cesse de dégringoler, il a en 2015 augmenté de 2,8% à 2,2 milliards d’euros, signe que la décroissance commence enfin à pointer le bout de son nez. « Nous espérons que ces bons résultats seront suffisants pour entamer une nouvelle phase de croissance », ont commenté les porte-paroles du Comité des Casinos dans l’hexagone.

Si le produit brut des jeux est en hausse, cela serait grâce au caractère très attractif des machines à sous. Le produit brut des mises réalisées dans le cadre de ces jeux d’écran est très stable avec 1,9 milliard d’euros réalisés en 2015. À titre de comparaison, les jeux de table ont rapporté de leur côté quelques 276,7 millions d’euros ; c’est dire l’importance que revêtent les machines à sous aux yeux des passionnés de jeux de hasard.

Affluence en hausse, jeux électroniques courtisés

Si les machines à sous ont fait le boulot en 2015, on peut aussi placer la reprise de l’activité des casinos français sur le compte de la hausse de leur fréquentation. D’ailleurs, pour la première fois en sept ans, on notera qu’un seul casino a fermé ses portes (celui de Grasse, dans le département des Alpes-Maritimes). À l’inverse, quatre nouveaux établissements se sont respectivement installés à Beaulieu-sur-Mer, Vannes, Cransac et Lad du Der. Autre chose qui a participé à l’essor des casinos terrestres français l’année précédente, l’installation de jeux électroniques au sein de leurs enceintes : plus simples d’utilisation, plus conviviaux mais proposant aussi une jouabilité plus spontanée, ces jeux ont tout de même rapporté pas moins de 90 millions d’euros à nos casinos.

Le Groupe Partouche n’a plus à rougir

Le groupe de casinos le plus emblématique de France semble petit à petit retrouver des couleurs. C’est notamment le cas dans le domaine de la bourse. Partouche a également assisté à une hausse de 2,5% de la fréquentation dans ses établissements. La hausse de son chiffre d’affaires semble rassurer les investisseurs. L’action Partouche flambe à nouveau. Depuis le 1er janvier 2016, elle a gagné près de 50%, une performance il faut le dire hors-pair !

Voilà qui annonce un début d’année 2016 plutôt consolateur pour nos casinos terrestres. Reste à espérer que la période noire soit loin derrière eux et qu’ils pourront enfin rentabiliser le fruit de leurs exploitations.